Inauguration

Le 13 Mai 2006, Englos inaugurait son eglise après quinze ans de restauration.

eglise_inauguration1C’est avec une ambiance musicale du duo flûte à bec et harpe des Jeunesses Musicales Françaises que furent accueillis les habitants des Weppes et les nombreuses personnalités invitées à l’occasion de l’inauguration des travaux intérieurs de restauration de l’Église Sainte Marie-Madeleine puis Madame Catherine BOURLET, Architecte des Monuments de France présentait des travaux ; puis vint l’intervention de Monsieur Renaud TARDY, Vice-Président du Conseil Général chargé de la Culture.

Monsieur PASTOUR nous fait quant à lui remonter le temps une dizaine de siècles en arrière puisque nous pensons que cette Église a vu le jour il y a 1 000 ans.

Notre historien Englosien, Pierre Bouilliez, dans ses recherches historiques, a pu retrouver les traces de ses origines.

Il y a 1 000 ans.
C’était l’époque de la féodalité.
C’était celle où le Clergé était alors tout puissant.
Il détenait non seulement le pouvoir moral mais aussi un pouvoir renforcé par la possession de droits seigneuriaux.
Une époque bien révolue depuis.

Alors, cette petite Église, petit prieuré à son origine, fut en effet fondée par des Moines Bénédictins issus de l’Abbaye de Vézelay qui se situe en Bourgogne et qui possède une magnifique Basilique Romane.

Ces Moines appliquaient la règle de Saint Benoît, la prière, l’obéissance, le culte et le travail de la terre.

Ils cultivaient les riches terres Englosiennes aujourd’hui en partie disparues au bénéfice d’une modernisation dévoreuse d’espaces puisque la moitié du territoire est bien aujourd’hui occupé par les autoroutes, échangeur, zone commerciale, centre pénitentiaire.

Seul a résisté, et nous y tenons, cet espace nature et serein que constitue notre Village d’Englos et l’environnement de cette Église. (Vilandry).

Cette Église a connu tout au cours des siècles les agressions des bandits de la guerre de 100 ans. Elle fut ensuite abandonnée par les bénédictins.

Complètement délabrée, elle est reprise par les Jésuites qui la remettent en état, elle est dévastée par les calvinistes, vendue à un marchand de biens, transformée en grange, enfin cédée à la Commune en 1903.

Située au cœur des combats, des guerres 14/18 – 39/45, son clocher est abattu et sa toiture perforée.

C’est en 1990, alors que la honte nous envahissait de voir l’état de la nef et du chœur dans un état lamentable, que l’association « Les Amis de l’Église d’Englos » présidée par Monsieur Philippe DESCAMPS, se lançait dans la restauration des deux tableaux La décapitation de Cyrus, Roi des Perses, par la reine des Scytes, puis l’Assomption de la Vierge, toux deux copies remarquables de l’Ecole de Rubens.

Puis la Commune lançait la restauration de ce très bel autel du XVIII massacré par une découpe très mal venu de son panneau central –cuve tombeau- puis du buste des Saint Corneille également du XVIIIème.

L’Église dédiée à Sainte Marie-Madeleine et à Saint Corneille. Pape élu en 251 invoqué pour la guérison de l’épilepsie et pour les maladies du bétail. Nous n’avons pas connaissance de guérison spectaculaire de ce culte à Saint Corneille.

Après les objets mobiliers, ce fut les travaux de rénovation du chœur et par là les découvertes de ces peintures murales du XVème, scène de procession – objets de la passion et personnages, acteurs de la passion.

Venait ensuite la rénovation de la nef, un lifting de grande qualité pour une Église qui constitue le plus ancien vestige de notre Région du Nord – Pas-de-Calais.

Pour la Commune , 15 ans d’un long cheminement d’interrogations, de réflexions, de l’attente de la disponibilité des rares restaurateurs de qualité sélectionnés par la D.R .A.C. et susceptibles d’intervenir dans les travaux particulièrement minutieux et des échanges avec : Monsieur le Conservateur Régional de la D.R .A.C., Monsieur ALBORS, Monsieur BOURGAIN, Madame BARRAT.

Nous soulignerons que ce fut en réalité un travail de toute une équipe associée dans un même enthousiasme : le Conseil Général, la D.R.A.C., Madame l’Architecte des Monuments de France, les Restaurateurs, les Entreprises, la Municipalité qui ont marqué ainsi leur volonté, de mener à bien une opération à épisodes successifs.

Notre intervention au cours de ces 15 années vient donc s’ajouter à toutes celles qui nous ont précédées.

Nous resterons très modestes car nous ne sommes qu’un petit maillon, des ouvriers de la maintenance patrimoniale, nous avons œuvré avec peut être le regret de n’avoir pas été plus loin dans nos investigations en particulier de sous sol de cette Église qui recèle peut être de nouveaux vestiges tout à fait dignes d’intérêt, une crypte peut être, pourquoi pas.

A nos successeurs le soin de poursuivre éventuellement ces recherches et d’assurer la continuité de l’entretien de cette Église.

Alors, nous nous devons d’adresser des remerciements à tous ceux et celles qui nous ont apporté leur concours car sans eux nous ne pouvions engager ces travaux.

« Labor omnia vincit improbus »
(C’est de Virgile)
« Un travail opiniâtre vient à bout de tout. »

Nous avons suivi cette maxime et souhaitons que vous la mettiez vous-même en pratique.

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